Sécurité

Etat des lieux et analyse

Beaucoup de flou entoure l’intervention et le rôle de la municipalité en matière de lutte contre l’insécurité (interrogations sur l’utilité réelle des caméras, sur la présence sur le terrain des policiers municipaux et sur les tâches qui sont assignées; absence évaluation des dispositifs Voisins vigilants et Opération été tranquille, etc.).

Grâce à tous ces dispositifs sécuritaires, Ezanville échappe t-elle plus que les autres villes franciliennes de taille comparables aux actes de délinquance (cambriolages, intrusions, dégradations, incivilités, etc.) ? Rien n’est moins sûr si l’on s’en tient au sentiment d’insécurité et à l’inquiétude partagés par une bonne partie des Ezanvillois. Tout récemment d’ailleurs, des actes de vandalisme (bris de glace de voitures notamment) ont été observés au centre-ville.

Par conséquent, il est nécessaire de bien distinguer ce qui relève des faits réels en regardant les forces de sécurité (insécurité vécue) et ce qui relève de préconçus, de fantasmes ou de peurs sans lien avec des faits observables (sentiment d’insécurité).

Enfin il existe d’autres formes d’insécurité que celles agitées par la Droite et l’Extrême-droite qui ont répondu aux réponses demandées.

Propositions

Faire la transparence et donner une information fiable et régulière aux habitants

  • Rendre compte d’une manière claire et transparente (combien de faits ? Où ? Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?)
  • Demander et obtenir des bilans à la gendarmerie, à la police municipale
  • Evaluer les dispositifs « quartier vigilants » et « opération tranquillité vacances » quels référents sur le premier ? quid des résultats avant / après mis en place des dispositifs etc.
  • Demander des comptes à la communauté d’agglomération qui gère le visionnage des caméras
  • Organisateur un débat public par an
  • Communiquer les faits et les chiffres sur le site Internet de la commune (en respectant les conditions d’anonymat)
  • Organisateur de colloques, conférences ouvertes à tous sur des sujets de société (radicalisation et dérives sectaires, stéréotypes de genre, islamophobie, etc…) en invitant des experts ou associations spécialistes; publication du compte-rendu sur le site

Distinguer ce qui relève des faits réels et du sentiment d’insécurité et apporte des réponses

Faits réels et lutte contre les incivilités et les délits

  • Mieux accompagner les victimes
  • Renforcer l’îlotage renforcé
  • Réorganiser la police municipale afin de gagner en amplitude sur les horaires de présence et d’astreinte »(extrait proposition
  • Donner la possibilité à des jeunes, des chômeurs ou des bas revenus de faire des vacances ou un emploi à temps partiel d’aide à la traversée des passages piétons par les écoliers des maternelles et des écoles
  • Interdire gaz lacrymogène et armes létales
  • Evaluer et revoir les publics
  • Prévoir des mesures préventives ou pénales, des réparations (ex: accueil de TIG par la mairie et les associations)
  • Agir sur la prévention dès le plus jeune âge (sensibilisation dans les écoles, le centre de loisirs …)
  • Casser la défiance entre les jeunes et la police: charte de déontologie de la police municipale, échanges réguliers police-jeunes.

Sentiment d’insécurité

  • Comprendre le phénomène et les motifs d’inquiétude (analyse poussée et non pas réponse toute faite)
  • Rendre compte et comparer les situations (ex : nombre de cas identifiés contre nombre de cas concernant des communes similaires ; évolution statistique sur la commune
  • Travailler en globalité sur ses sujets et en transversalité
  • Favoriser la prise de parole et la recherche de solutions en commun entre habitants

S’attaquer aux autres formes d’insécurité

  • Femmes victimes de violence à la maison ou sur l’espace public
  • Insécurité routière (comportements dangereux au volant, dangers de circulation des piétons et vélos / trottinettes, etc…)
  • Insécurité liée aux conditions de logement (précarité énergétique, saturnisme, « mal-logement » (Fondation Abbé Pierre)
  • Insécurité liée au chômage et à la précarité
  • Insécurité liée à l’environnement (maladies ou stress liés aux pollutions)
  • Discriminations et racisme